Immobilier : palmarès du pouvoir d’achat dans 20 grandes villes

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Lesechos.fr, le 23/04/2018

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Tableau et graphique du pouvoir d’achat immobilier en avril 2018

Les habitants des très grandes villes sont touchés par une légère baisse de pouvoir d’achat immobilier entre mars et avril tandis que ceux des villes moyennes voient le leur augmenter.

Ce tableau est calculé pour 1.000 EUR de mensualité sur 20 ans, en empruntant à un taux fixe qui correspond à celui des excellents dossiers (à 1,25 % partout). En avril, pour une capacité d’emprunt de 212.254 EUR, on peut obtenir 153 m² à Saint-Etienne ou… 22 m² à Paris.

Par rapport au mois de mars, le podium ne change pas. Saint-Etienne conserve donc sa première place, loin devant Le Havre (111 m²) et Le Mans avec 109 m² (-1 m² de pouvoir d’achat immobilier par rapport au mois précédent). En bas de tableau, si Paris ferme évidemment la marche, Bordeaux et Lyon se partagent l’avant-dernière place. Avec 48 m² chacun, les cités girondines et rhodaniennes ont toutes deux perdu 1m² de pouvoir d’achat immobilier.

Stabilité des taux, variations sur les prix

Il n’y a aucun mouvement sur les taux, mais des variations sur les prix qui entraînent des modifications disparates sur le pouvoir d’achat immobilier selon les villes. 6 villes voient ainsi leur pouvoir d’achat augmenter, 6 le voient baisser et les autres ne bougent pas.

Donc sur un mois, à capacité d’emprunt constante, certaines grandes villes comme Lyon, Bordeaux, Nice ou Nantes ont vu leur pouvoir d’achat immobilier diminuer d’un mètre carré quand, dans le même temps, celui de villes plus modestes a augmenté. C’est le cas d’Angers (+ 4), Toulon (+ 3), Dijon (+ 2) ou encore Saint-Etienne (+ 1), Rennes (+ 1) et Strasbourg (+ 1).

Sur un an, des variations plus prononcées

Si l’on se penche sur  les chiffres de l’année dernière à la même époque, on se rend compte que  le pouvoir d’achat immobilier des Français a diminué dans la quasi-totalité des grandes villes de l’Hexagone. En effet, à remboursement égal, certaines villes comme Saint-Etienne ont perdu jusqu’à 10 m² de pouvoir d’achat immobilier en un an, pour passer de 163 à 153 m² de surface finançable.

Or à la même période l’année dernière, les meilleurs taux sur 20 ans étaient compris, selon les villes, entre 1,31 et 1,40 %. S’ils ont donc diminué depuis dans l’ensemble des 20 plus grandes métropoles françaises, les prix de l’immobilier, eux, ont sensiblement augmenté au cours des douze derniers mois (+12,8 % à Bordeaux, +5 % à Paris, +7,5 % à Lille ou +4,5 % à Saint-Etienne).

La surface finançable a fondu de 8 % à Paris

Résultat : Bordeaux et Lille ont perdu 6 m² de pouvoir d’achat immobilier (respectivement de 54 à 48m² et de 72 à 66m²) entre avril 2017 et aujourd’hui, quand Lyon en a perdu 5 m² (de 53 à 48m²) et Marseille et Toulouse trois m² chacun (de 77 à 74m² et de 73 à 70m²). La capitale n’échappe pas à la règle puisque la surface finançable passe de 24 à 22m², soit une perte de plus de 8 %.

Dans l’autre sens en revanche, très peu de hausses du pouvoir d’achat immobilier ou en tout cas pour des villes de taille plus modeste : + 4 m² pour Toulon (de 87 à 91m²), + 6 m²à Angers (de 97 à 103m²) ou + 2 m² au Havre (de 109 à 111m²). Morale de l’histoire : un achat immobilier, c’est aussi une question de timing.