L'actualité immobilière
Poursuite de la baisse de taux de crédit immobilier
Challenges.fr
L’attentisme qui pèse sur le marché immobilier semble toucher à
sa fin. Les taux de crédit
immobilier ont continué de baisser début mai dans la moitié des banques
sur toutes les durées d’emprunt. De quoi motiver la demande et
resolvabiliser légèrement la capacité d’achat immobilier des acquéreurs.
Les établissements bancaires sont de plus en plus nombreux à ne baisser
leurs taux que sur 20 ans ou moins, de – 0,12 point à - 0,30 point
selon les banques. En conséquence, les taux d’intérêt sont redescendus à
4 % en moyenne sur 20 ans en avril contre 4,30 % en janvier, et sont
revenus à leur niveau constaté début 2011 et annulant un an de hausse. «
Le crédit immobilier demeure une priorité pour les banques. Nous
pensons que les taux devraient rester très avantageux au moins jusqu'en
septembre, d'autant que le taux de l'OAT 10 ans, le taux de long terme
servant de référence pour déterminer les taux fixes de crédit, se
maintient en dessous de 3 % », estime Hervé Hatt.
Au 1er trimestre 2012, le nombre de dossiers de crédit déposés a augmenté de 4 % par rapport au 1er trimestre
2011, avec de forts contrastes régionaux : + 15 % en Alsace, + 11 % en
Bretagne, mais - 5 % en Ile-de-France. Les acquéreurs évaluent leurs
possibilités d’achat, mais restent frileux sur la concrétisation de
leurs projets immobiliers : le courtier constate cependant un recul de
près de 20 % du nombre de dossiers avec compromis de vente signé ou sur
le point de l'être. « L'intérêt pour l'immobilier, valeur refuge,
est toujours présent mais avec un attentisme lié au contexte économique,
à l'élection présidentielle et à l'espoir d'une baisse des prix. On
constate également une plus grande prudence des emprunteurs qui se
préoccupent de la recherche de financement plus en amont, bien avant
d'avoir signé un compromis de vente », souligne Sandrine Allonier,
responsable des études économiques. A noter que
selon le courtier, le nombre de dossiers déposés est en hausse de 24 %
par rapport à avril 2011, quand la baisse des dossiers avec compromis de
vente signé n'est plus que de 12 %.
V.G.
Les banques face à la contraction de l'immobilier en France
Le nouvel Observateur - par Matthieu Protard et Lionel Laurent
PARIS (Reuters) - Déjà confrontées à un environnement économique
déprimé, les banques françaises doivent désormais affronter un marché
immobilier en pleine contraction, marqué par un ralentissement brutal du
crédit immobilier en France au cours du premier trimestre.
Selon les données de l'Observatoire Crédit Logement-CSA, la
production de prêts immobiliers a chuté de 26,1% au cours du premier
trimestre, avec un plongeon de 35% sur le seul mois de janvier 2012.
Entre début janvier et fin mars, le recul est plus marqué, en baisse de
30,8%.
"L'embellie observée à l'automne 2011, contrecoup des anticipations
de la demande de la fin 2011, n'a pas suffi à inverser la tendance
récessive du marché et a lourdement pesé sur le mois de janvier 2012",
notent les analystes de l'Observatoire dans leur étude trimestrielle
publiée jeudi.
"Le repli du marché constitue désormais une vraie réalité", poursuivent-ils.
Les résultats trimestriels des banques françaises, publiées jeudi et
vendredi, confirment la tendance. Ces dernières années, la hausse des
crédits immobiliers avait permis de gonfler le volume des prêts accordés
à l'économie, notamment pendant la crise financière après la faillite
de Lehman Brothers en 2008.
"Pendant la période de crise 2009, 2010 et 2011, le crédit à
l'habitat a été un moteur de croissance pour la banque de détail en
France", souligne Christophe Nijdam, analyste chez Alphavalue. "C'était
le moteur et il a été le bienvenu parce que d'autres activités, comme la
banque de détail à l'international, ont été très, très décevants."
"Mais pour cette année, au lieu d'avoir un PNB (produit net bancaire,
NDLR) avec des taux de croissances de 3% à 5%, on pourrait avoir un PNB
soit à croissance nulle soit en décroissance", poursuit-il.
IMPACT SUR LES MARGES
La Société générale, qui a annoncé jeudi un bénéfice net en repli de
20% au premier trimestre, a fait état d'une repli de 26,2% de la
production de prêts immobiliers en France entre janvier et mars.
Au Crédit agricole d'Ile de France, qui a aussi publié ses résultats,
les crédits à l'habitat ont reculé de 16,6% au cours du premier
trimestre.
De son côté, BNP Paribas parle de la "poursuite de la décélération
des crédits immobiliers", sans pour autant donner de chiffres précis de
production de prêts immobiliers en France.
L'agence de notation Standard & Poor's s'attend à une contraction
de l'ordre de 20% à 30% du flux de nouveaux crédits immobiliers en
France cette année. Elle anticipe aussi un repli de 15% des prix de
l'immobilier en 2012 et 2013.
"Les banques françaises ne devraient pas être significativement
affectées par la baisse des prix du marché immobilier que nous
anticipons dans nos prévisions économiques", souligne S&P.
Selon l'agence, la contraction du flux de nouveau crédit cette année
"pourrait peser sur la marge d'intérêt des banques, même si cet effet
volume négatif serait en partie compensé par une augmentation des taux
sur ces nouveaux crédits."
Matthieu Protard, édité par Jean-Michel Bélot
Crédit immobilier: La baisse des taux se poursuit en avril
Le 20 minutes -
En avril, les taux sur 20 ans ont baissé dans huit des dix plus grandes villes de France.
Les acheteurs en position de force
«Avec un taux en baisse de 0,20 point (3,55% sur 20 ans contre 3,75% en mars), Lille prend la 1ère place du classement, juste devant Nantes et Toulouse qui proposent également des taux très attractifs (3,60% sur 20 ans)».
Paris grimpe à la 4ème place grâce à plus forte baisse taux mensuelle (-0,30 point): les prêts à 20 ans se situent ainsi en moyenne à 3,70% contre 4% en mars. La capitale devance de peu Marseille,Montpellier et Strasbourg (3,75% sur 20 ans).
En bas du classement, on retrouve Nice, où les taux restent stables (4,05%) et Lyon, où ils progressent de 0,2 point de (3,95% en mars à 4,05%).
«Dans un contexte d'attentisme et de ralentissement de la demande de crédit, les banques mènent actuellement une politique de taux offensive, rendue possible grâce à la stabilité de l'OAT à un niveau bas. Progressivement, les acheteurs, moins nombreux, reviennent en position de négocier»analyse dans le communiqué Sandrine Allonier.Légère hausse du pouvoir d’achat immobilier
Résultat: malgré de faibles hausses de prix des biens immobiliers enregistrées dans l’ensemble de ces dix grandes villes, le pouvoir d’achat immobilier des ménages augmente dans huit villes selon le courtier.
Parmi les exemples cités: Strasbourg et Toulouse où l'on peut acquérir respectivement 73m² et 66m² pour 1.000 euros de mensualité sur 20 ans, soit 1m2 de plus que le mois dernier.
Dans ce paysage, Lyon fait figure d’exception: pénalisés par une double hausse des taux et des prix d’achat, les acquéreurs ne peuvent plus acheter que 49,2m² en avril contre 50,4m² en mars.
Sans surprise, Paris conserve la dernière place du pouvoir d’achat immobilier: avec 20,1m2 pour 1.000 euros de mensualité sur 20 ans en avril contre 19,7m2 en mars.
Le ralentissement des prix immobiliers reste modéré
Le monde -
Bonne nouvelle pour les acheteurs : les prix des biens immobiliers anciens ont amorcé une baisse. Les premiers mois de l'année 2012 confirment les pronostics des professionnels: le marché de l'immobilier ancien ralentit nettement, après connu une année 2011 record, au cours de laquelle 858 200 biens (+9,5% sur un an) avaient changé de propriétaire dans l'ensemble de la
Au premier trimestre, les prix de l'ancien sur l'ensemble du territoire ont baissé de 0,6 % lorsqu'on les compare à leur niveau du quatrième trimestre 2011, selon les données publiées, mercredi 11avril, par la Fnaim. Le recul a été plus marqué sur les maisons (-0,9 %). Sur un an, les prix restent toutefois encore en hausse. Mais celle-ci se tasse fortement. "L'orientation à la hausse des prix observée en 2011 cède désormais la place à plus de stabilité", qui pointe une progression de 3,8 % sur un an au niveau national au premier trimestre 2012, contre +6,8 % sur un an au premier trimestre 2011.
De son côté, un réseau, qui a également publié ses données mercredi, fait état, au niveau national, d'un recul de 2 % des prix de l'ancien par rapport à leur niveau du second semestre 2011. Il recense par ailleurs un nombre de biens vendus en recul de 11,4 % par rapport au premier trimestre 2011.
La conjoncture immobilière est désormais plus favorable aux acquéreurs qui, globalement, "dans les régions où les prix ont baissé, ont préférégarder le même budget et acheter plus grand, en moyenne presque 2 mètres carrés de plus"En Ile-de France, les données des deux réseaux sont moins homogènes: la Fnaim constate une hausse des prix de 0,2 % au premier trimestre 2012 par rapport au quatrième trimestre 2011, faisant suite à une baisse de 0,9 %. Pour sa part, il estime que les prix des biens vendus dans son réseau reculent de 4,5 % entre le premier trimestre 2012 et le second semestre 2011.
En ce qui concerne le nombre de biens vendus en Ile-de-France, les volumes chutent de 15,5 % entre le premier trimestre 2012 et le premier trimestre 2011. "C'est essentiellement dû à une diminution des acheteurs de moins de 30 ans, qui représentent 21 % des acheteurs aujourd'hui contre 24 % un an auparavant, constate M.Vimont. Les acheteurs les plus jeunes ne peuvent plus payer les prix de mise en vente, d'autant qu'ils n'ont plus accès au prêt à taux zéro dans l'ancien depuis le 1er janvier."
FINANCEMENT DIFFICILE
A Paris, le recul des prix est moins fort :
- 0,1 % entre le premier trimestre 2012 et le second semestre 2011 (-17 % pour les volumes par rapport au premier trimestre 2011). Les experts du réseau indiquent que cela tient au fait que le marché parisien reste tenu par les investisseurs (29 % des transactions au premier trimestre).
Le fort recul des prix observé à Paris en fin d'année 2011 marque une pause: +1,3 % au premier trimestre 2012 après -6,3 % au quatrième trimestre 2011. Sur un an, les prix restent ainsi orientés à la hausse: +7,3 % entre le premier trimestre 2012 et la même période de 2011. Mais cette progression est sans commune mesure avec celle de l'an passé, quand les prix affichaient une hausse annuelle de 25,2 %.
Le repli actuel du marché est concomitant avec celui du financement immobilier. Selon la Banque de France, le montant des crédits à l'habitat accordés en février a été le plus faible depuis trente-deux mois, affichant une baisse de 41 % par rapport à janvier et de 49 % par rapport à février 2011. L'Observatoire Crédit Logement/CSA estime le recul à 36 % au premier trimestre par rapport aux trois premiers mois de 2011.
Pourtant, les taux d'intérêt restent peu élevés: en mars, les taux des prêts du secteur concurrentiel se sont établis à 3,83 %, en moyenne selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, soit leur niveau d'octobre et novembre 2011. Mais les banques sont revenues à des critères d'octroi plus stricts. Elles n'accordent quasiment plus de prêts si les ménages n'ont pas un apport personnel suffisant. Elles ne financent plus les frais de notaire et tendent à réduire au maximum la durée de l'emprunt.
Si 40 % des ménages français considèrent qu'il y a plus de possibilités qu'hier de réaliser de bonnes affaires, seuls 17 % jugent qu'il est facile d'obtenir un crédit immobilier, relève d'ailleurs le baromètre de mars, publié mercredi, contre 36 % en décembre2010.
Selon l'enquête Logic-Immo TNS-Sofres auprès des acquéreurs immobiliers, publiée également mercredi, les candidats à l'accession attendent de pied ferme la baisse des prix et... le résultat de l'élection. Près de 20 % d'entre eux songent à repousser leur projet après l'échéance électorale.
Immobilier Ile de France : ça baisse, ça baisse
Décidément les bonnes nouvelles s’accumulent pour les potentiels acheteurs franciliens : baisse des prix immobiliers et hausse des ventes. « La réforme de l’imposition des plus-values immobilières, qui a pris effet au 1er février 2012, a provoqué un afflux de ventes en janvier », expliquent les Notaires d’Ile-de-France.
Entre les périodes allant de novembre 2011 à janvier 2012, 43 000 logements anciens ont été vendus en Ile de France, soit un bond de11 %
Quid des prix ?« Les prix des logements anciens en Ile-de-France sont en repli de 0,6 % d’octobre 2011 à janvier 2012 », confirment les Notaires. Dans la capitale, les prix des appartements anciens sont passés de 8 370 €/m² en décembre à 8 340 €/m² en janvier, soit une correction de 0,4 % à la baisse. D’ici fin mai, les Notaires estiment que les prix pourraient descendre jusqu’à 8 100 €/m².
Les maisons anciennes, elles aussi, ont vu leur prix baisser dans tous les départements : – 1,4 % en janvier 2012, par rapport à octobre 2011. Les maisons anciennes s’échangent en moyenne à 309 500 euros